variation 7 cigale

Par un soleil d’hiver, hélas ! bien court été,

La fourmi butinait parmi l’herbe flétrie.

Elle voit la Cigale à la mine amaigrie

Qui se mourait de faim pour avoir trop chanté.

Prends ce grain, lui dit-elle, et qu’avec la gaieté

Il te rende la vie.

Tu ne trouves plus rien, mais j’ai dans mon grenier

Les trésors du beau temps dernier :

Ne crains donc plus la faim : chante encore, pauvre amie.

Edouard JOUIN ( XVIII° )

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