L’échauffement

Avant de chanter, l’échauffement permet à chacun de sortir de l’activité scolaire « traditionnelle », de détendre ses tensions et de mobiliser toute son énergie corporelle et vocale. Il doit ouvrir chaque séance, à la manière d’un rituel.

Se détendre au sol
Lorsque les élèves sont tendus ou nerveux (ce qui ne sera sans doute pas le cas si la séance de chant débute la journée…), ne pas hésiter à leur proposer de se relaxer au sol durant quelques minutes. Leur demander de s’allonger sur le dos et de respirer calmement, puis les inviter à sentir chacun de leurs membres (pieds, cuisses, mains…). Accompagner cette relaxation à voix haute sur une musique douce.

S’échauffer debout
• On s’étire dans tous les sens en soupirant, en bâillant.
• On se masse doucement : chevilles, cuisses, mains et poignets, épaules et dos, cou, joues et front.
• On frictionne et on tapote vigoureusement (sans se faire mal) ses cuisses, ses bras, ses mains, ses joues.
• On sautille sur place.
• On réveille tout le visage :
- en assouplissant la mâchoire, la bouche, les joues (faire comme si on avalait un melon, grimacer avec exagération…) ;
- en étant très expressif avec le regard (mimer des sentiments : joie, colère, peur, étonnement…).

Adopter la bonne posture
Proposer à chacun de se tenir debout, les pieds bien ancrés dans le sol (légèrement écartés), les épaules relâchées et le buste droit, la tête « haute » (comme suspendue par un fil situé au sommet du crâne). La mâchoire est détendue (on desserre les dents) et les pommettes soulevées (dans un léger sourire), le regard est vif.
Dans cette posture, on doit se sentir à la fois détendu et très tonique, ancré dans le sol et prêt à « bondir ».

Étirer son souffle
En chantant, les élèves doivent conserver une respiration naturelle. Les exercices suivants doivent donc être proposés dans un esprit ludique, sans imposer une technique respiratoire rigide :
• On respire calmement par le nez puis par la bouche, en sentant son ventre se gonfler et se dégonfler légèrement, comme un petit ballon.
• On expire :
- en imitant le serpent sur le son [s] ;
- en imitant la chute d’eau sur le son [ch] ;
- comme lorsque l’on veut faire de la buée sur une fenêtre ou lorsque l’on bâille (le voile du palais est soulevé).
Recommencer l’exercice en variant la durée de l’expiration et la quantité d’air expulsé.

Placer et assouplir la voix
Voici quelques idées d’exercices qu’il est possible d’alterner d’une séance à l’autre :
• Proposer à chacun d’imiter les cris d’animaux pour sentir sa voix résonner : dans la poitrine (rugissement grave du lion, beuglement de la vache…), dans la tête (chant aigu de l’oiseau, miaulement du chat…), dans le nez (cancanement du canard, bêlement du mouton).
• Proposer de dialoguer en duos en parlant sur un ton « emprunté », en soulevant le voile du palet (comme si l’on s’apprêtait à bâiller).
• Proposer de faire la sirène qui monte et qui descend sur les sons [u] et [a], en sentant sa voix partir de la poitrine, monter dans la tête puis redescendre dans la poitrine.
• Faire vocaliser le groupe sur le son [m], les lèvres jointes et le voile du palais soulevé. Ex. : sur les notes DO-RÉ-Mi-RÉ-DO, puis DO#-RÉ#-FA-RÉ#-DO# (monter d’un demi-ton à chaque fois, puis redescendre la vocalise).
• Faire vocaliser le groupe sur le son [bl], en gardant les lèvres très souples pour bien les faire vibrer.

source : http://blogs.nathan.fr/objectif_musique/2007/08/30/lechauffement-de-la-seance-de-chant/

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